Drogues de synthèse

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New designer drugs
R. Wallaert*, A. Dervaux*, X. Laqueille*
* Service d’addictologie, centre hospitalier Sainte-Anne,
Paris.

Avec une nouvelle substance identifiée chaque semaine les nouvelles drogues de synthèses sont très hétérogènes. Elles appartiennent à 5 familles :

  • les phénéthylamines,
  • les cathinones,
  • les ipérazines,
  • les tryptamines
  • les cannabinoïdes

Les plus consommées aujourd’hui sont les cathinones et les cannabinoïdes de synthèse (1). Les plus connues et les plus anciennes sont les phénéthylamines, dont le 3,4-méthylène-dioxy-méthamphétamine (MDMA, depuis les années 1980) et la métamphétamine (depuis les années 1950).

Elles ont fait l’objet de multiples publications. La consommation des pipérazines (BZP, mCPP) et des tryptamines (2CT, DMT), plus importante durant les années 2000, est actuellement marginale. Au total, plus de 200 substances ont été répertoriées en Europe depuis 1997 d’après l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Depuis 2012, une nouvelle substance est identifiée chaque semaine par l’OEDT ! Leur consommation s’est nettement accrue depuis 5 ans, du fait de leur disponibilité de plus en plus grande sur internet. Elles sont mal connues des professionnels de santé, souvent démunis devant les patients qui en consomment.

Quels sont les effets psychoactifs et les complications de ces substances répertoriés à ce jour dans la littérature scientifi que ? Connaît-on des traitements spécifi ques pour ces consommateurs ?

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